ACME Arietta reçue !

L'ACME Arietta avec son module Wifi Surprise lors de la pause de midi aujourd’hui. Les cartes ACME Systems Arietta, pré-commandées mi-janvier, sont arrivées. Je ne me rappelle même pas si le livreur était un livreur ou une livreuse, c’est dire mon état d’excitation…

Après déballage, quelques soudures pour le module Wifi et la console série (oui, j’aime bien voir démarrer le système), puis préparation de la microSD, le démarrage passe comme une lettre par la poste.Le Wifi et le port console (et donc toutes les soudures) ne sont pas une nécessité. À l’aide Pour vous donner une idée de la taille de la chosed’une simple microSD, il est possible de démarrer la carte et de s’y connecter via le port USB qui prend alors la forme d’une interface réseau. Mais que voulez-vous, tout le monde a ses habitudes et la connexion d’une console série est quelque chose que je tente systématiquement aussi bien pour ce type de cartes/modules qu’avec des appareils démontés (il faudra que je vous parle un jour du téléphone VoIP Wifi Cisco WIP310).

Cette carte, vendue environ 20€ est équipée d’un processeur Atmel AT91SAM9G25, à cœur ARM9 à 400 Mhz, de 128 Mo de mémoire et de tout un lot de connecteurs (GPIO, USB hôte/device, ports série, i2c, SPI, PWM, entrées analogiques, etc).

Arietta vs Raspberry PiNe vous y trompez pas, cette carte ne joue absolument pas dans la même catégorie que la Raspberry Pi ou la BeagleBone Black. Il n’y a pas de port réseau (Ethernet), ni de sortie vidéo (HDMI ou VGA). Voyez plutôt cela comme une sorte d’Arduino Yùn puissance 1000 et avec le format d’un Arduino Nano.

Le système prend place sur une microSD et, en utilisant les fichiers d’ACME, on se retrouve avec un noyau 3.14.7 (très récent donc) et un système EmDebian Grip Linux « Wheezy » 7.4.

Un certain nombre de points sont furieusement intéressants avec cette carte :

  • Le prix bien sûr !
  • La taille de l’ensemble qu’on peut facilement intégrer dans n’importe quoi.
  • Le nombre de broches à notre disposition et de fonctionnalités disponibles sur celles-ci.
  • La disponibilité de la documentation de la part d’Atmel, ce qui va ravir les plus techniques/hardcores d’entre nous.
  • Le caractère ouvert du support logiciel (tout est open source, bootloader inclus).
  • Le connecteur USB qui permet l’alimentation est pris en charge par le système comme un périphérique USB device. En clair, il est par défaut configuré pour servir d’interface réseau, mais via le support USB Gadget de Linux, l’Arietta peut littéralement devenir n’importe quel périphérique USB.
  • Le nom de l’entreprise italienne qui fabrique la carte est vraiment cool :)

J'ai sauté un repas pour jouer avec ça... on se refait pas....L’Arietta demande cependant un niveau de connaissance sensiblement supérieur à celui nécessaire pour la Raspberry Pi, par exemple. L’absence de sortie vidéo implique qu’il n’est pas vraiment envisageable de traiter cette carte comme un nano-ordinateur.

Nous reparlerons de cette carte dans un prochain numéro de Hackable, plus en détail, dès que nous aurons joué avec un peu et réalisé quelques projets intéressants.

En attendant, plus d’informations (en anglais) sur la bête sont disponibles sur le site d’ACME systems.