Hackable 6 est chez votre marchand de journaux. Voici le sommaire !

hk6-1Le sujet principal de ce nouveau numéro de Hackable ne saurait être davantage d’actualité.

Alors qu’on entend parler de surveillance de masse, de boîtes noires et de collecte de métadonnées, un besoin pressant d’intimité se fait ressentir.

Je vous propose donc dans ce numéro de, tout d’abord, transformer votre Raspberry Pi en point d’accès Wifi totalement générique. Vous pourrez ainsi, à l’aide d’une connexion filaire (Ethernet) et d’une clé USB Wifi obtenir un point d’accès dont vous avez le contrôle total (bien au-delà d’un routeur Wifi acheté dans le commerce et proposant une configuration limitée aux fonctionnalités choisies par le constructeur).

Une telle configuration pourra être à la fois utilisée comme passerelle pour que vos périphériques mobiles (smartphone, tablette, PC portable, etc.) se connectent à Internet, mais également comme une solution pour accéder à la Raspberry Pi elle-même (sans aucune intervention de votre box, par exemple).

Ce n’est que dans un second temps, sur la base de cette configuration, que vous pourrez ajouter un service permettant d’anonymiser les communications. Cette opération passe par l’installation de Tor, un système complet, éprouvé et open source, reposant sur le chiffrement et dissimulant vos données et vos métadonnées, protégeant ainsi des regards indiscrets ce qui vous est le plus cher : votre vie privée et les informations qui ne regardent personne d’autre que vous-même.

Une fois la configuration en place, toutes les communications passant par votre point d’accès Wifi fraîchement installé seront prises en charge par le réseau Tor, déjà vastement utilisé par toutes les personnes soucieuses de ne pas étaler publiquement leur vie, leurs préférences et leurs orientations sexuelle, idéologique ou politique (particuliers, journalistes, entreprises, lanceurs d’alertes et même agents du gouvernement). Le fonctionnement même de Tor garantie à tous anonymat, sécurité et protection (sauf si vous ne faites pas attention, bien sûr).

Au sommaire de ce numéro disponible dès le 7 mai chez votre marchand de journaux :

  • Ardu’n’co
    • p. 08 WS2812 : la led intelligente. Une nouvelle génération de leds se fait de plus en plus populaire. WS2812, NeoPixel, smart led… peu importe le nom qu’on leur donne, cette article vous détaille le fonctionnement de ces composants et la manière de les utiliser intelligemment avec votre carte Arduino.
    • p. 20 Sur le pouce : ajoutez un codeur rotatif. Quoi de mieux qu’un petit bouton à tourner pour contrôler votre Arduino ? Ceci s’appelle un codeur rotatif, et une fois son principe de fonctionnement compris, il sera sans doute votre ami pour la vie !
    • p. 22 Télécommandez vos montages Arduino. Et si vous utilisiez la radiocommande de votre multirotor, votre avion/planneur ou de n’importe quel modèle réduit pour contrôler un montage sur base Arduino. Nous parlons ici du récepteur Futaba et de son connecteur S.BUS ouvrant des perspectives incroyables pour vos projets.
    • p. 32 Arduino 1.6 : utiliser l’EEPROM interne n’a jamais été aussi simple ! Depuis peu la version 1.6.3 de l’environnement Arduino est disponible. Si vous n’avez pas encore mis à jour, je ne saurai que trop vous conseiller de le faire. Parmi les nouveautés, une gestion de la mémoire de stockage de données (EEPROM) interne, améliorée et bien plus facile à utiliser.
    • p. 40 Des feux de circulation avec alarme. Souvenez-vous, dans le tout premier numéro du magazine nous avions fait la connaissance de l’ATtiny85, un microcontrôleur ridiculement petit, mais très pratique. Ludovic nous présente son projet complet sur cette base avec une poignée de composants : des feux de circulation pour les LEGO de son fils.
  • En couverture
    • p. 54 Une Raspberry Pi pour protéger votre vie privée : la Pi en point d’accès Wifi. Configurez votre Pi non pas en client Wifi, mais en point d’accès, permettant à d’autres périphériques Wifi de s’y connecter et de l’utiliser comme passerelle Internet.
    • p. 64 Une Raspberry Pi pour protéger votre vie privée. Comprenez comment fonctionne Tor, puis installez les logiciels nécessaires sur votre Pi pour faire transiter toutes les communications par le réseau Tor et ainsi protéger et anonymiser vos échanges sur le net.
  • Radio & Fréquences
    • p. 76 SDR : qui peut entrer dans mon garage ? Découvrez GNU Radio, le compagnon idéal pour votre clé DVB-T utilisé en tant que récepteur radio logicielle (cf Hackable 2). Comprenez comment fonctionne le logiciel, mais aussi et surtout le principe même de fonctionnement de la SDR (donnée IQ).
    • p. 88 SDR et télécommande : qui peut entrer dans mon garage en pratique ? Après avoir pris en main GNU Radio, il est temps de nous pencher sur le fonctionnement d’une télécommande de garage soi-disant sûre. Vous découvrirez ici comment recevoir le signal, le manipuler et le décoder pour littéralement lire la position des petits interrupteurs de configuration à l’intérieur de votre télécommande.

10 commentaires sur “Hackable 6 est chez votre marchand de journaux. Voici le sommaire !

  1. Bonjour à tous,

    J’ai une question purement culturelle. Il existe une technique de montage verticale des résistances traversantes ou autres composants cylindriques qui permet de gagner de la place sur le circuit imprimé. Comment s’appelle-t-elle ?

    • En français je ne suis pas sûr qu’il existe un terme, mais en anglais c’est vertical through-hole.
      Attention cependant, dans certains cas, en particulier avec des résistances de fortes valeurs, ce type de montage peut poser problème en termes d’interférence, la patte partant du haut de la résistance pouvant faire office d’antenne.

  2. Je me posais une question, puisque ce magazine est un magazine qui est lu par entre autres des français et qu’il prône la récupération de vieux matériels qui ne servent plus, je me disais que la récupération d’un vieux minitel en tant que terminal série pourrait être un bon sujet ! Un exemple ici http://x0r.fr/blog/5

    On peut donc s’en servir pour linux, mais je suppose que ça pourrait servir aussi d’interface pour un arduino ou de bidouiller avec tout autre chose qui peut communiquer par liaison série

    • Ouh ! Voilà qui ne me rajeunit pas.

      Ce sujet est précisément celui d’un de mes articles dans le tout premier numéro de Linux Magazine France (septembre 1998 tout de même) ! Effectivement, il est possible d’utiliser ce bon vieux Minitel comme terminal série pour un PC GNU/Linux, une Raspberry Pi ou n’importe quel microcontrôleur capable de dialoguer en 4800 7E1 (enfin, si on supporte le sifflement permanent de l’alimentation du tube).

      C’est une excellente idée, car il doit même être possible de l’utiliser autrement qu’en mode « téléinformatique » (80 colonnes) et afficher en mode Videotex pour le « graphisme ».

      Je dois encore avoir une de ces bestioles quelque part :)

  3. Bonjour,

    Une petite question concernant l’article sur les télécommandes de garage et/ou volets. Je souhaitais faire éventuellement la même chose avec ma propre télécommande mais il semblerait qu’elle est équipée par un résonateur céramique de 1 MHz, ce qui est bien en-dessous des 22 MHz des réceptions des DVB-T. Y-a-t-il quand même moyen de faire la même chose avec cette télécommande ? Car cela m’intéresserait pour éventuellement gérer tous mes volets d’un coup au lieu d’une télécommande par volet.

    • 1 MHz ? Sauf erreur de ma part ceci est en dehors de la bande ISM utilisable sans licence, et c’est extrêmement bas. Etes-vous sûr qu’il ne s’agit pas de l’oscillateur d’un microcontrôleur et que l’émission se fait sur une autre fréquence ?

      En dehors de ça, pour aller en dessous de la fréquence limite d’un récepteur DVB-T, il faut utiliser un circuit spécifique, un Upconverter. Il « transpose » les émission aux fréquences plus basses (HF) dans la bande de réception du périphérique DVT-B. Le Ham It Up de NooElec par exemple, « déplace » les fréquences de 500Khz à 50Mhz sur 125 Mhz. Ainsi une réception sur 1 Mhz est convertie en 126 Mhz, 1 Mhz sur 127 Mhz, etc… et c’est sur cette fréquence qu’on pourra traiter le signal.

      Une autre solution consiste à modifier le récepteur DVB-T matériellement pour désactiver le tuner et traiter les signaux directement, d’où le terme utilisé de « direct sampling » (http://www.rtl-sdr.com/rtl-sdr-direct-sampling-mode/). Il semblerait qu’une version modifiée de RTLSDR existe pour faire de même sans avoir à tripoter le matériel mais ne fonctionne qu’avec les récepteurs utilisant un R820T : http://www.reddit.com/r/RTLSDR/comments/20vzhp/no_hardware_mod_direct_sampling_on_sdr/

      Dans les deux cas, je n’ai pas encore essayé le direct sampling personnellement (ceci dit je le note sur ma liste « articles à faire »).

      Enfin, une dernière solution consiste à tout simplement passer du récepteur DVB-T à un matériel opensource conçu pour la SDR, comme le HackRF One de GreatScottGadgets, la société de Michael Ossmann. Un billet récent précise justement qu’on arrive à faire « descendre » de HackRF One à 1 Mhz.

      Question coût le NooElec Ham It Up v1.2 est à 42 euros (sur ebay, vendu pas NooElec même) et le HackRF One est vendu en France par Passion Radio Shop à 339 euros (ouch, oui, mais là on parle de 1 Mhz à 6 Ghz, d’une fréquence d’échantillonnage jusqu’à 20 Mhz (20M samples par seconde) et d’émission comme de réception (attention à respecter la loi)).

      • Bonjour,

        Merci pour la réponse plus que complète, j’en demandais pas tant :). Vous avez probablement raison, il s’agit certainement d’un oscillateur pour le micro contrôleur (un Zilog 5087 CLEP 21 – je n’ai pas réussi à trouver d’informations sur ce dernier). Je vais encore faire des recherches, mais c’est probable que c’est la bande des 433 Mhz qui est utilisée. J’ai vu quelque part qu’il était possible de lire les données avec un récepteur relié à la carte de son du PC. Si j’ai le temps je vais tenter le coup.

        • 433 Mhz ou 868 Mhz. Apparemment Bubendorff semble assez fier dans leurs brochures d’annoncer qu’ils utilisent une fréquence différente du reste des constructeurs. Je suis tombé sur cette brochure qui parle clairement de 868,3 Mhz : http://gspro.fr/document/132Bubendorff-guide_branchement_declic_pack_controle_prt.pdf.

          Ceci semble confirmé par les autorisations délivrées par l’ARCEP à cette société (http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/06-1199.pdf et http://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/11-0989.pdf). S’ils ont fait l’effort de faire la « paperasse » je pense que ce n’est pas pour un seul et unique modèle de volet. Les documents administratifs sont généralement une bonne sources d’information :)

          Je suis également tombé sur cette discussion : http://forums.futura-sciences.com/bricolage-decoration/405442-programmation-telecommande-bubendorff.html. Ce qui est dit, apparemment confirmé par un ancien technicien SAV Bubendorff n’est pas très réjouissant en termes d’expérimentation. Télécommandes sécurisées (je veux dire vraiment, avec un rolling code), télécommande de remplacement uniquement via Bubendorff si le volet à moins de 6 mois (??!), une seule télécommande par volet, la nouvelle télécommande remplace l’ancienne… Ces deux derniers points bloquent une autre approche si l’idée était de développer une solution domotique maison : celle de simplement utiliser une carte Arduino ou Raspberry Pi avec une télécommande démontée pour simuler la pression sur les boutons. C’est toujours possible bien sûr, mais cela suppose qu’il n’y a plus de télécommande utilisable « normalement ».

  4. Hello !

    J’ai bien aime l’article sur l’attiny85. Le sujet des feux de trafic est un bon support pédagogique selon moi. Bonne idée !

    Bye

  5. J’ai beaucoup aimé ce nouveau numéro tout comme les précédents. L’article sur les encodeurs rotatifs pourrait peut-être être complété par un nouveau avec une application (je sais que tu es blindé de boulot).
    Autrement, je voulais signaler que j’ai fait 3/4 des cours du propscope de chez parallax et que j’ai énormément appris sur les oscillo usb et autre grâce au guide gratuit (il faut quand même l’oscillo). Je n’avais pas de boe bot, j’ai donc tout programmé en Arduino, ce qui m’a permis d’en savoir plus sur ce dernier.
    J’ai vu que finalement, un microcontrôleur peut facilement être remplacé par un autre (ttl ou cmos).
    Mon questionnement perpétuel en ce moment est de trouver un microcontrôleur de remplacement pour arduino (mais sans tous les composants extérieurs) car ce dernier n’est pas vraiment « Cheap ». Et si possible avec débeugueur intégré.
    En effet, derrière le côté commercial et comme tu le dis souvent, il faut d’abord regarder le cahier des charges. Mais l’offre est tellement monstrueuse que j’ai du mal à m’y retrouver (atmel, pic et autres).
    Bon courage, on progresse ! Toi aussi j’imagine.

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